Le déni de grossesse

Qu'est-ce qu'un déni de grossesse ?
Le déni de grossesse a lieu lorsque la gestation n'est pas reconnue au-delà des premiers mois. Il peut se maintenir même après l'accouchement.
On distingue le déni partiel, où la levée arrive dans les premiers mois de grossesse, du déni total, dans lequel la levée a lieu lors de l'accouchement ou après. Parfois, le déni est tellement massif que l'accouchement ne permet pas à la femme de prendre conscience de sa grossesse. Dans ce cas il peut être dangereux pour l'enfant ET la mère.
Différence entre le déni de grossesse et la dénégation de grossesse
Une femme est dans le déni de grossesse quand elle ne sait pas qu'elle est enceinte, n'en a pas conscience, malgré les signes visibles.
Une femme peut aussi être dans la dénégation de grossesse si elle se sait enceinte, mais le refuse.
Dissimuler une grossesse
Une grossesse peut aussi être connue, mais volontairement cachée à l'entourage. Les raisons de cette attitude ne sont pas nécessairement conscientes pour la femme. Une fois ces comportements conscientisés, il peut être important d'en parler auprès d'un professionnel pour comprendre cette attitude.
Les signes physiques du déni de grossesse
Le déni peut avoir lieu par l'absence des signes physiques :
pas d'augmentation du volume du ventre ni de la poitrine,
le poids varie peu ou ne varie pas,
pas de nausées,
pas de fatigue,
pas de sensations de mouvements du foetus
pas de retard de règles
Certains symptômes peuvent être présents, mais vont être interprétés d'une autre façon (fatigue, apparition d'une maladie...).
Origines psychologiques du déni de grossesse
Blocages inconscients, émotionnels
Impossibilité de penser son corps en gestation
Traumatismes anciens inconscients ou transgénérationnels
En en parlant il est possible de faire surgir certaines causes du déni. Hormis ses bienfaits psychologiques, la parole peut aussi réduire les affects qui s'ensuivent, notamment suite à la levée du déni : angoisse, sidération (choc), culpabilité, honte, colère....
Pour mieux y faire face
Pour mieux vivre cet événement, il est important de pouvoir en parler auprès de professionnels (médecin, infirmier, sage-femme, doula, gynécologue, psychiatre/pédo-psychiatre, psychologue...) ou toute autre personne de confiance.
L'accompagnement peut être divers, mais il est très important de ne pas rester seule face à cet événement. Surtout si l'on est une femme célibataire.
Faire face à un déni de grossesse par les TCC ?
Les TCC (Thérapies Cognitives et Comportementales) ont évolué en TCCE : Thérapies Cognitives, Comportementales et Emotionnelles.
Plutôt que de se concentrer sur les schémas de pensée et les interprétations dysfonctionnelles, les TCCE visent plus à interroger le vécu émotionnel de la personne accompagnée. Ici, il s'agit d'identifier son rapport au corps, aux émotions face à la grossesse, son identité de mère et de femme, ses sentiments envers l'enfant, sa sexualité, et d'éventuels traumatismes passés et transgénérationnels. On pourra aussi proposer une réorientation vers la psychiatrie périnatale après la naissance si nécessaire.

